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Communication dans un congrès

Thème : Le problème est-il ailleurs ? Repenser la faillite de l'Etat africain au prisme de la théorie du système-monde néolibéral

Ousmanou Nwatchock a Birema 1
1 2IF - Institut international pour la Francophonie
Francophonie - Mondialisation et relations internationales
Résumé : Le concept de « faillite » appliqué à l'Etat est présent dans les débats universitaires à la suite de l'effondrement du monde bipolaire au début des années 90. Il se situe dans le prolongement théorique de la notion de « weak State » (Etat faible) dont les expressions peuvent remonter bien plus loin que la fin de la guerre froide (Gaulme, 2011 : 19). Obtenue de l'anglais « failed State », la notion d' « Etat failli » ou « défaillant » a pris toute une autre coloration avec la progressive décomposition des régimes autoritaires dans un contexte de libéralisation mondiale amorcée après la chute du mur de Berlin. C'est plus exactement avec la chute du Général Siad Barre de Somalie en 1991 que le concept de « faillite » va prendre sa pleine justification scientifique, en englobant l'effondrement de l'appareil étatique somalien et toutes les conséquences qui l'ont suivi (Véron, 2011). Si l'unanimité n'a pas toujours été dégagée sur la signification du concept, il convient prioritairement de s'accommoder d'une définition généraliste obtenue à partir de ses synonymies heureuses. Ainsi, l'appliquant justement à la Somalie, William Zartman (Zartman, 1995) parle de « collapsed State » (Etat effondré) pour traduire la perte de contrôle et la déroute de l'appareil d'Etat somalien et sa quasi-disparition face à la violence privée. Gerald B. Helman et Steven R. Ratner (Helman et Ratner, 1992) ont choisi en 1993 de parler de « failed nation State » (Etat-Nation failli) en procédant par des exemples (Haïti, Libéria, Somalie, Soudan), avant de lancer que ce type d'Etat est « incapable de se maintenir comme membre de la communauté internationale » (Helman et Ratner, 1992). On y voit un évitement prudent de l'approche par la « souveraineté négative » qu'avait amorcée au préalable Robert Jackson (Jackson, 1990) lorsqu'il parlait des « quasi-States » (quasi-Etats) du tiers-monde qui, à ses yeux, étaient dépourvus de toute autorité souveraine et ne pouvaient valablement remplir leurs missions régaliennes au profit de leurs populations. De ces approches par caractérisation, on convient avec Jean-Bernard Véron, que « l'Etat failli » est celui où les autorités sont « incapables d'exercer les missions qui sont les [leurs] tant dans
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Communication dans un congrès
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https://hal-univ-lyon3.archives-ouvertes.fr/hal-01806073
Contributeur : Ousmanou Nwatchock a Birema <>
Soumis le : vendredi 1 juin 2018 - 16:01:40
Dernière modification le : lundi 10 février 2020 - 12:17:30
Document(s) archivé(s) le : dimanche 2 septembre 2018 - 16:02:02

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Repenser la faillite de l'Etat...
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  • HAL Id : hal-01806073, version 1

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Ousmanou Nwatchock a Birema. Thème : Le problème est-il ailleurs ? Repenser la faillite de l'Etat africain au prisme de la théorie du système-monde néolibéral. L'Etat face à ses transformations, Apr 2017, Mons, Belgique. ⟨hal-01806073⟩

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